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Archive for the ‘Montées de lait’ Category

Marre des parapluies à usage unique!!

9 novembre 2010 2 commentaires

Non mais ça suffit! On paye ça 10-20$ et c’est même pas foutu de durer toute une journée! Bon, je ne m’attend pas à donner mon parapluie payé 10$ en héritage à Mini Moi, mais y’a quand même des limites. Il pourrait au moins durer une saison… ou au minimum, la semaine? On est capable d’aller sur la lune, faites un effort!

En plus ils sont même pas beaux.

Pour avoir un parapluie qui a de la gueule et qui est suffisamment solide pour supporter la brise Montréalaise, il faut mettre 40$… voire 80$! Mais qui paye 40$ pour un parapluie? Sûrement pas pas quelqu’un de distrait comme moi qui risque de l’oublier au premier arrêt d’autobus ou à la caisse du dépanneur…

Il y a tout de moins une chose qui me console… Il existe des éco designers qui ont trouvé un moyen de réutiliser nos cadavres de parapluie pour en faire autre chose.

Kolchic les a réutilisé pour concevoir les présentoirs à bijoux de sa nouvelle boutique La Garde Robe.

Située au 585 rue St-Jean à Québec, La Garde Robe, se spécialise en pièces  exclusives designées au Québec, dont sa propre griffe Kolchic fait partie.  Elle vendra bientôt ses bijoux sur le site L’Intercom.

J’ai vu chez Monde Ruelle des lustres et porte-manteaux fabriqués à partir des manches en bois.

Paraprès réutilise parapluies et parasols pour en faire des sacs qu’ils vendent en ligne.
www.parapres.ca

Tandisque Claude Bouchard en fait des robes…
Les fameuses robes parapluies qu’on aura vu entre autre à La vie en vert, et qui étaient exposées au dernier SIDIM. Fonctionnelle et chic à la fois, infroissable, portable de deux manières (en robe-tube ou en jupe), elle s’harmonise parfaitement bien à presque tous les accessoires en plus d’être passe-partout.

Las robes parapluies sont en vente à la Boutique Kamikaze Curiosités, au 4116, rue Saint-Denis à Montréal ou directement à l’atelier de l’artiste, qui peut aussi nous la faire sur mesure à partir de notre parapluie.

Pour faire don de votre défunt parapluie, vous pouvez le rapporter à un Éco Quartier de la ville de Montréal, ou prendre contact avec Claude Bouchard elle même.

contact@claudebouchard.ca
www.claudebouchard.ca

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Comment Flôber ses prêts & bourses en un w-e… sans culpabilité!

30 novembre 2009 6 commentaires

Ma demande d’aide financière a mit du temps à aboutir…  annulation d’un cour… ré-évaluation de mon dossier… changement de l’estimation de mon revenu… ré-évaluation (à la hausse wouhou !!) de mon dossier…  Résultat : la session achève, maintenant que je me suis débrouillée sans… que je me suis privée de tout depuis des mois… je reçois tout d’un bloc mes prêts et bourses… juste avant le Salon des Artisans Récupérateurs!  Une vraie folle tu dis?

Je sais déjà que je vais m’acheter une sacoche Ressac par Anne Painchaud-Ouellette, fait à partir de tripes de vélo réutilisées.  Parce qu’en plus d’être imperméable, je suis sûre qu’elle va me toffer des années, même si je vais la loader comme un 4 et demi jour après jour ! Il me FAUT aussi absolument un foulard de Noujika, fait à partir de textiles récupérés, sérigraphié à la main à  l’encre écolo.  Sont tellement beaux, pis je suis tellement frileuse, que je n’hésiterai pas à les porter en dedans comme dehors.  Je pense même qu’il va m’en falloir deux, question de changer de look de temps en temps… J’ai follement envie aussi d’un collier casse-tête de Julie Larivière… ou/et un bijoux Okzoo fait à partir de sacs de plastique (denrée qui tend à disparaitre… ça risque de valoir cher plus tard…).   Beaucoup de designers de mode qui travaillent à partir de vêtements réutilisés seront présents. Parmis mes favorits : Création Encore, Achigan, Collection Gaïa, Dita & Bella, Soap, Verner … C’est génial ce qu’ils arrivent à faire avec les vêtements que pus personne ne veut.

julie lariviere ressac

Généralement, ces vêtements là que même les friperies ne veulent pas,  sont envoyés massivement dans les pays sous-développés quand ils ne sont pas enfouis ou vendus en friperies. On déload nos sites d’enfouissement en transférant le problème ailleurs sans se demander ce qu’ils font avec une fois rendu là bas.  La réalité c‘est qu’on nuit énormément à leur économie locale déjà fragile.  Et malgré tout, ce n’est qu’un maigre pourcentage de ce que l’on se départi qui arrive à se trouver une seconde vie…  On jette en Amérique du Nord trois fois plus de vêtements que n’en consomme le reste de la planète.

En achetant de ces designers récupérateurs, on crée de l’emploi chez nous, en minimisant la pollution liée à la culture, fabrication, teinture et transport de textiles neufs, tout en réduisant la quantité de déchets et pollution générée par l’exportation et l’enfouissement.

Et là, je ne mentionne même pas les conditions de travail des humains employés partout dans les monde dans ces usines de misère… on sait tous c’est quoi qu’on encourage quand on achète des vêtements made in China. Faudrait pas oublier non plus que l’argent qu’on met là-dessus s’en va directement dans les poches de maudits malades d’outre mer qui se fouttent éperdument de tout le monde… sauf d’eux même !  Comme disait le gars dans Québec-Montréal, «c’est pas le 10cennes de plus dans mes poches à moi, c’est le 10 cennes dans leur poches à eux!!»… ou kekchose du genre…

Entre 2002 et 2004, 18 000 travailleurs ont perdu leurs emplois dans le domaine du textile au Québec.  On peut supposer que depuis, la réalité ne s’est pas améliorée.  On oublie souvent quand on économise sur le prix d’un vêtement qu’on devra en payer le prix cher de façon collective un peu plus tard.  «Il a été calculé que si chaque famille québécoise remplaçait 20$ par semaine d’achat de biens provenant de l’extérieur par la même valeur en produit québécois, c’est plus de 100 000 emplois qui seraient créés en une année.» [1] Facile me semble!

noujika dita & bella

Ce weekend, c’est donc le moment parfait pour aller découvrir les créateurs d’ici qui fabriquent des biens usuels (pas seulement des vêtements) à partir de matière qui seraient envoyés pour la plupart, vers les sites d’enfouissement déjà trop remplis (vous vous sentirez plus concernés le jour où ils vont venir en creuser un juste en arrière de chez vous!). L’avantage avec ce type de produit, c’est qu’ils sont fait à la main, méticuleusement (et non à la chaîne) et sont généralement uniques (jamais deux exemplaires identiques).  En achetant directement de l’artisan dans un salon, on en apprend plus sur la trajectoire de l’objet et c‘est souvent beaucoup plus palpitant que ce que vous croyez (j’ai déjà vendu des portes provenant de la maison de Maurice Richard, j’ai comme sous verre des dalles du plancher de l’Église St-Jean de la Croix qui avait tant fait parlée d’elle lorsq’on l’avait transformée en condos.  J’ai aussi une armoire fait à partir de fenêtres et bois de grange centenaire).

soap pas garcon bijoux

Entrée gratuite, c’est à la Biosphère du 4 au 6 décembre, et c’est beaucoup plus agréable  comme ambiance que les centres d’achats  pour magasiner ses cadeaux noël.

Pour vous convaincre, je vous donne même, tout cuit dans le bec, la liste des exposants.  Allez visiter leur sites web… je suis certaine que vous serez agréablement surpris ! Vous pouvez aussi visiter la page Facebook Éco Designers du Québec et ajouter mon blogspot En Mode Récup à vos favorits si vous voulez vous tenir informé.

Sur ce Noyeux Joël, et bon temps des faillites !

Pour savoir comment se rendre à la biosphère, cliquez ici

Heures d’ouverture

vendredi 4 déc. : 16h à 21h

samedi et dimanche : 10h à 18h

Exposants au Salon des Artisans récupérateurs

Achigan (Québec) Vêtements et accessoires pour femmes faits à partir de matériaux récupérés. Designers : Mélanie Pelletier et Catherine Charron Béland

Adajito (Montréal) Bijoux écolos, éclatants et inusités faits à partir de boutons récupérés. Designer : Katia Gitkow

Arterre (Lanthier) Bijoux à partir de tissus et cuirs. Designer : Chantal Ouellet

Atelier Entre peaux (Verdun) Collection PÜB de produits utilitaires fabriqués à partir de bannières publicitaires récupérées : napperons, sous-verres, cahiers rechargeables, tapis pour ordinateurs, sacs et étuis de toutes sortes et décorations de Noël. Designer : Maude Léonard

Atelier Verre/terre (Farnham) Bijoux, plateaux de service, vitraux et veilleuses faits à 100 % de verre récupéré ou transformé provenant de bouteilles de vin, de bière ou autres. Designers : Yanick Durand et Giselle Bélair

Audas (Montréal) Sacs à main et accessoires haut-de-gamme pour femmes créés à partir de fourrure, de cuir et de suède récupérés. Collection de sacs pour hommes. Designer : Maria Inostroza

Beau et mienne (Montréal) Nouveau! Vêtements pour femmes faits à partir de matériaux récupérés. Designers : Carina Caputo et Caroline St-Louis Besace (St Césaire) Nouveau! Sacs fabriqués à partir de chambres à air de vélos et de tracteurs. Designer : Jocelyne Jodoin

Bouche cousue (Montréal) Collection d’accessoires fantaisistes, tels que coussins, porte-monnaie et sacoches, faits de tissus récupérés et de matières recyclables, accompagnés de boutons modelés à la main. Cartes de souhaits de papier 100 % recyclé. Designers : Karine et Suzanne Charlebois

Chapôéthique (Norbertville) Collection de chapeaux et de cols faits de diverses matières récupérées, telles que cravates, chandails de laine, bandes de coton, corde. Designer : Guylaine Walsh

Christine Pageault (Sherbrooke) Vêtements pour femmes et hommes faits à partir de matériaux récupérés. Designer : Christine Pageault

Clément des Rosiers (Ferme Neuve) Nouveau! Tableaux lumineux en verre récupéré. Designers : Clément des Rosiers et Marie Andrée Brisson

Collection Gaia (Québec) Vêtements et accessoires pour femmes et hommes faits à partir de matériaux récupérés. Designer : Chantal Durette

Création Encore (Longueuil) Collection de vêtements pour femmes et hommes faits de laine et de tissus issus de la récupération et alliant urbanisme, confort et élégance. Designer : Patricia Jodoin

Créations Froufrou (Montréal) Nouveau! Vêtements pour femmes faits à partir de matériaux récupérés. Designer : Francine Villeneuve

Créations MF (Montréal) Bijoux fabriqués à partir de diverses essences de bois de lutherie et de menuiserie, de métal, de pierres, de contreplaqué et de photos destinées à la poubelle. Designer : Marie-France Roy

Denim3 (Boucherville) Nouveau! Vêtements pour femmes et hommes faits à partir de tissus récupérés. Designer : Isabelle Tremblay Dicha (Montréal) Vêtements et literie exclusifs pour enfants confectionnés à partir de tissus et de vêtements récupérés et peints à la main. Designer : Diane Champagne

Dita & Bella (Montréal) Collection de vêtements revalorisés qui amalgament textures, dentelles et couleurs inspirantes pour femmes urbaines, éco-conscientisées et passionnées par la mode. Designer : Isabella Pasinato

Drôles de dames (Mont Saint-Hilaire) Nouveau! Bouteilles et contenants artistiques faits de matières récupérées. Designers : Chantale Cloutier, Andrée Desparois et Christilla Germain

Folie maboul (Montréal) Bijoux faits à partir de matériaux récupérés tels que revues, pierres, anciens bijoux, boutons et boudins de plastique. Designer : Natacha Dépault

Fushia (Montréal) Bijoux éthiques et innovateurs faits à partir de cuir et de fourrure réutilisés. Designers: Annie Desmeules et Isabelle Simard

Horelya (Montréal) Nouveau! Ceintures fabriquées à partir de cravates récupérées. Designer : Horélya Martin

Incorrigibles (Ste Thérèse et Saint Jérôme) Nouveau! Vêtements et accessoires pour femmes faits à partir de matériaux récupérés. Designers : Andréa Tousignant et Nadia Drouin

Jacinthe Trudel (Montréal) Collection de vêtements et d’accessoires mode issus de la récupération pour femmes et hommes. Designer : Jacinthe Trudel

Jalucid (Montréal) Nouveau! Tableaux loufoques de craie, napperons lunch, sacs thérapeutiques en forme d’animaux faits à partir de matières récupérées. Designer: Jacinthe Plamondon

Julie Larivière (Saint-Adolphe d’Howard) Bagues, boucles d’oreille, colliers et pendentifs créés à partir d’ustensiles, de plaques et de retailles d’aluminium, de pièces de casse-tête et d’autres matériaux récupérés. Designer : Julie Larivière

Kazak (Montréal) Collection de chapeaux et de casquettes avec ou sans fourrure, d’inspiration cosaque et russe, et d’accessoires, tels que capuchons, bracelets de cuir et guêtres, issus de la récupération. Designer : Geneviève Paquette

La Zophia (Saint-Alban) Collections de vêtements et d’accessoires pour femmes et hommes faits à partir de 100 % de laine récupérée et qui allient confort, esthétisme, originalité et écologie. Designer : Sophie Simard

Les 3 sœurs (Sherbrooke) Nouveau! Sacoches et accessoires en cuir récupéré. Designer : Janie Belisle

Les broches rigolotes (Montréal)Nouveau! Broches à partir de pièces de casses-tête récupérés, épingles à cravates à vestons et chapeaux. Housses pour coussins et sacs pour bouteilles de vin. Designer : Monique Chatigny

Les perles rares (Québec) Nouveau! Colliers fabriqués avec bouchons de liège récupéré. Designers : À Montréal Geneviève et Sofie Dumais

Lucie Bélanger (Montréal) Disques de vinyle transformés en range CD, boîtiers de rangement, sacs à main et autres objets décoratifs ou utilitaires. Designer : Lucie Bélanger

Mantequilla (Montréal) Vêtements et accessoires pour femmes et hommes. Designers : Mercedes Morin et Violaine Morin

Marie Soleil Bond (Montréal) Nouveau! Bijoux émaux sur cuivre, éclat de verre, argent, bois, résine, fil câblé. Designer : Marie Soleil Bond

Maude Lapierre (Montréal) Bijoux faits à partir de morceaux de coutelleries en acier inoxydable. Designer : Maude Lapierre Miréio (St-Lambert De Lauzon) Coussins et autres accessoires de fibres et d’étoffes récupérés. Designer : Mireille Taillon

Musky, éco designer (Montréal) Collection de vêtements pour femmes et hommes, créés à 100 % à partir de vêtements récupérés, et d’accessoires d’hiver en laine feutrée et laine polaire. Designer : Béatrice Calmel

OKzoo (Montréal) Nouveau! Bijoux fabriqués à partir de plastiques récupérés.Designer : Mélanie Casavant

Osez, Joséphine! (Lévis) Collection de vêtements pour femmes et d’accessoires mode et décoratifs faits à partir de matériaux récupérés. Designer : Christine Orain

Ressac (Sherbrooke) Nouveau! Sacs et accessoires fabriqués à partir de chambres à air de vélo percées. Designer : Anne-Painchaud Ouellet

Scrap en Stock- Jean Gagné (Montréal) Nouveau! Bijoux de cuivre récupéré. Designer : Jean Gagné

Sens Inverse (Montréal) Nouveau! Sacs à couches, sacs, bijoux et colliers de tissus faits de matières récupérées. Designers : Geneviève Lesage et Tatiana St-Denis

So Creative (Farnham) Bijoux créés à partir de morceaux de sculpture de plexi récupéré. Designer : Sofie Richer

Soap (Montréal) Collection de vêtements urbains et coquins pour femmes issus de la récupération. Designers : Sophie Guillemette et Pascale Normand-Viau

Thermo-toutou (Saint-Simon-les-mines) Nouveau! Sacs thermiques ergonomiques en tissu récupéré. Designer : Hélène Lespérance

Tomate d’épingle (Québec) Nouveau! Bijoux et accessoires fabriqués à partir de 90 à 100% de matériaux récupérés (négatifs de film, fourrure, aiguilles de porc-épic). Designers : Isabelle Martineau et Guylaine Martineau

Verner (Longueuil) Nouveau! Vêtements pour femmes faits à partir de matériaux récupérés. Designer : Arianne Séguin Verner

YÜ Bijoux (Verdun) Nouveau! Bagues et autres bijoux fabriqués à partir de bouchons de bière. Designer : Amélie Brault

Zenzhetty (Montréal) Nouveau! Tabliers pour adultes et enfants et sacs à couches fabriqués entièrement de tissus récupérés. Designer : Josée Belhumeur

Zu Dezign (Montréal) Nouveau! Bijoux et accessoires à partir de chambre à air. Designer : Frédérique Croze


[1] Guide du vêtement responsable, changer le monde un geste à la fois, Équiterre, 2007

Lady Gaga

24 novembre 2009 6 commentaires

Des fois j’ai vraiment l’impression de vivre sur une autre planète.  Ça doit faire genre 2 semaines que je sais c’est qui Lady Gaga.  J’ai entendu parler d’elle pour la première y’a quelques mois, quand j’avais posté le tout frais et chaud vidéo Libido Macro de Donzelle sur Facebook, quelqu’un avait commenté que c’était la Lady Gaga du Québec.  De nature peu curieuse, j’ai même pas cherché à savoir c’était qui ça, Lady Gaga…  pis là, je l’ai découvert avec son vidéo Bad Romance.

Ce matin, je publiais un vidéo de Stefani Germanotta, Lady Gaga avant le Gaga, une jazz girl aux longs cheveux bruns, nus pieds à son piano.  Une belle ti toune qui ferait sans doute pleurer ma mère.  Pis là, les commentaires ont commencés… «elle était bonne avant de vouloir faire du cash… moi j’aime mieux ce qu’elle faisait avant… quand a se prenait pas pour une chick…» voyez le genre.  Le genre de commentaire que j’aurais été tenté d’avoir moi-même si tout l’monde l’avait pas eu.  J’aime bien contredire les autres alors c’est là que j’me suis décidé à aller voir c’t’ait qui ça Lady Gaga.

Pis finalement… j’en suis venue à cette réflexion.

Pour moi, Lady Gaga est un exemple de démocratisation (certains préféreront le terme «vulgarisation») de l’Art contemporain.  Elle nous fait une sorte de parodie de l’industrie de la musique, pis ça pogne comme ça s’peut pas.  Comme Jean Leloup genre…  mais avec des nichons, avantage qui lui confère certainement le porte feuille que Johnny n’aura jamais… quoi que…  Annick Jean, c’était un bel essai… mais bon, bienvenue au Québec.  Mais en même temps, c’est pas n’importe qui qui peut endosser la peau d’un personnage comme celui de Lady Gaga.  Qu’il y ait du cash à faire ou non.

Un autre exemple bien de chez nous, c’est quand Anonymus et Mononc Serge se sont réuni.  Ils avaient jamais autant fait d’argent qu’avec l’Académie du Massacre.  Fack là y’ont composé vite vite un 2e album qu’ils exploitent le plus qui peuvent, pis ça marche, le monde embarque.  Est-ce qu’il y a de quoi de mal là dedans ?  C’est trippant un show de Mononc & Anonymus, tout est permis ou presque, même un Mononc Serge qui fait du body surfing en g-string.   Ça fait du bien un peu de divertissement. Pis ça fait sûrement du bien du cash dans leur compte de banque. Vous trouvez ça tiré par les cheveux, Mononc Serge comme art comteporain ?  Ma sœur avait fait son travail d’Histoire de l’Art sur le show de la Pacques Satanique de Mononc Serge et Anonymus comme oeuvre contemporaine et elle avait eu 100%, (avec mention «sujet audacieux», me précise-t-elle).  Je e souviens qu’elle avait pas osé demander à son prof si c’était ok comme sujet au cas qu’elle dirait non…

J’me souviens encore d’un certain remous qu’avec causé un Mononc Serge crucifié sur la première page d’un cahier de La Presse.  Mais faut pas aller croire que Serge Robert est aussi con que Mononc’Serge est cave.  Ni que les gars d’Anonymus, c’est des pwèlls métal pouilleux stone 24 sur 24.

On a donc ici une Stefani Germanotta talentueuse qui nous joue des ballades avec sa superbe voix mais qui reste dans l’ombre, danse le burlesque comme boulot, et compose des tounes pour NKOTB, Britney Spears ou Fergie ou une Lady Gaga qui pousse les limites de l’acceptable, qui prends quand même des risques que toutes les chanteuses de ce monde ne pourraient probablement pas se permettre de prendre.  Ouais! Une Gaga qui  fait de l’argent.  C’est mal faire de l’argent ?  C’est tu une idée répandue à travers le monde ça ?  Ou si c’est vraiment juste au Québec qu’on a cette mentalité que l’argent vient du Diable ou je sais pas quoi?

Bref, on oublie que derrière la machine Lady Gaga , ou n’importe quelle autre machine du genre, ya un ou des humains qui créent.  Le personnage ici est à mon avis très bien exécuté.  Et mon opinion est que je préfère la créativité qui ressort de la machine Lady Gaga que la machine Céline Dion.

Regardez ses clips (coupez le son si vous êtes pas capab), les formes (pas juste les siennes), les couleurs, les contrastes…  Y’a du boulot là dedans, y’a de la créativité en masse.  Pis oui, des moyens financiers pour en arriver à un produit de qualité…  On a là un beau collectif d’artiste (Haus of Gaga) qui travaille sur la création de ses tenues, ses décors, et sons. Mais c’est aussi une œuvre globale qui représente bien le niveau d’hyper-consommation et d’hyper-sexualisation de notre société actuelle.

Ça sert à quoi l’art ?  À faire réfléchir, a créer des discussions, à changer des choses, à réinventer, à ouvrir l’esprit, à révolutionner.  Entre autre.  Et à mon avis, Lady Gaga mérite de passer à l’histoire tout comme ses principales influences… devinez qui ?  Bowie et Madonna.  Et puis, faut quand même pas oublier qu’à leur époque, Beethoven, les Beatles et Elvis étaient aussi controversés…

J’achèterai pas l’album de Lady Gaga, j’aime pas ses chansons.  J’aurais pas non plus acheté celui de Stefani Germanotta. Je suis pas mal plus du type «scène locale émergente qui émerge jamais», sans compter que je dois ben avoir 3 semaines de reggae non-stop dans mon ordi.  On peut pas tout aimer !  Mais ya des chances que j’me paye le luxe de pouvoir dire un jour que je l’ai déjà vu live.

D’ici là, pendant que Jean Leloup nous propose un concours de danse, des mèches de cheveux de Lady Gaga sont en vente pour la modique somme de 98$ (ça vient avec 2 cd) et à mon grand bonheur, y’a du monde assez fou pour aller s’acheter ça.  Je pourrai donc continuer d’analyser et de déblatérer à moi-même sur  l’œuvre Lady Gaga directement de mon salon.

Lady Gaga , avant le gaga

Les règles de bienséance quand on passe au cash

21 novembre 2009 10 commentaires

Préalablement publié sur bangbangblog.com

À la pauvre caissière qui se bat avec un item que le scanner n’est pas capable de lire, abstenez-vous de lui lancer la joke du siècle : «Fack c’est gratuit aujourd’hui ?»  Si c’est la joke du siècle,  c’est pas parce qu’est bonne… c’est plutôt parce qu’on la lui fait 50 fois par jour.  Comme il y a très probablement un problème apparemment non réglable  avec le dit scanner (pourquoi le boss mettrait de l’argent là-dessus, c’est pas son problème !), ajoutez à ça une bonne dose de SPM (on sait que les filles ont ça 3 semaines par mois…), vous risquez de vous mériter un regard qui tue (seulement ça, si vous êtes chanceux) mais sûrement pas un éclat de rire.

Le cellulaire :  savez-vous qu’en France il se peut que le caissier vous ignore si vous parlez au cellulaire quand vous arrivez à la caisse.  Ils sont d’ailleurs interdits dans la plupart des restos et cafés d’Amsterdam.  On s’habitue vite à ce genre de pratiques parce qu’en revenant chez nous… on a envie de martyriser  l’ado attardée qui s’sent obligé de faire connaître au monde entier  qu’elle a donc ben du fun, pis donc ben des amis en criant pis riant à tue-tête dans son appareil pendant que ses amies qui l’accompagnent et l’employé à la caisse attendent patiemment un minimum d’attention de sa part.  L’envie de lui faire avaler son téléphone est palpable.

C’est pas de la faute du caissier si il vous charge les sacs de plastique, ou si il n’en offre tout simplement pus.  C’est de la faute du cave qui a inventé le sac de plastique alors que tout le monde était habitué à ne pas s’en servir.  Votre rage et haine devrait se diriger vers cette  personne qui a juste pensé au profit qu’il allait faire avec sans penser aux problèmes environnementaux que ça pourrait créer à l’avenir.

Ce n’est pas non plus la faute du caissier si votre carte est refusée.

Et que votre carte passe ou non, évitez de vous gratter le fond de la tête ou l’intérieur de la narine avec avant de la remettre au caissier.  Sérieux, ÇA, ça passe pas !

Ceux qui payent encore cash, même chose… si vous êtes vraiment incapable de contrôler votre besoin de licher vos doigts pour mieux vérifier qu’y’a pas deux 20 piasses de coller ensemble, faites donc au moins attention pour pas laisser un gros spott de bave sur le billet.  On touche à de l’argent à journée longue !!!  On n’a pas envie de se rappeler aussi férocement à quel point on a une job dégueulasse !

Ceux qui crachent carrément sur leurs doigts, je m’adresse même pas à vous !  Vous êtes juste trop des cas désespérés…

Bon., là là, quand un caissier vous offre un bon service, faites lui donc pas regretter en le prenant pour votre meilleur ami fidèle qui existe juste pour votre petit nombril.  Comment pouvez-vous être le seul à ne pas remarquer que le line up de clients qui attendent pour payer fait le tour du magasin pendant que vous lui contez votre voyage à Cuba?  Même s’il arrive qu’une sorte de relation se développe entre un employé de commerce de détail et un client régulier, ça ne devrait jamais vous passer par la tête que ce dernier a envie, et encore moins le temps, de vous écouter raconter en détail votre traitement de colon.  Il n’est pas non plus la personne idéale sur qui venir fondre en larme quand votre chien meurt.

Et vous vous trompez OOOOOOOH lecteurs!

Je n’exagère pas !

Même que j’arrête ici parce que j’veux pas non plus passer la nuitte à me plaindre, j’aurais pu continuer longtemps.  Mais…  comme ça défoule, je peux consoler mes meilleurs fans en leur disant qu’il y aura sûrement Les règles de bienséance quand on passe au cash Part Two.

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Un autre danger public sur les routes du Québec

Préalablement publié sur Bang Bang Blog

D’abord je dois féliciter notre société de l’assurance automobile pour son souci environnemental.  Juste avant d’entrer dans la salle d’examen, j’étais en train de lire un article sur la pollution au Ghana causée par les dons d’ordinateurs des pays sur-développés.  C’est ben ben gentil d’envoyer nos vieux ordis aux pays en développement parce qu’on sait pus quoi faire avec, mais 6 mois après, une fois qui marchent vraiment pus, c’est eux qui sont pognés avec les déchets toxiques (plomb, cadium, mercure ec.) qu’ils contiennent.  Pas encore gréés de sites d’enfouissement comme ici, ils doivent brûler les déchets à ciel ouvert faute d’espace.

Mais au Québec, on a comprit qu’on vit tous sur la même planète et que polluer ailleurs, ça a des répercussions ici aussi!  Et c’est pourquoi l’ordinateur sur lequel vous avez passé votre examen théorique il y a 20 ans est peut-être celui sur lequel j’ai passé le mien aujourd’hui (le monde est tellement p’tit).  La machine comme telle était caché sous un beau paneau de mélamine brune, mais je suis presque certaine qu’elle nécéssite des disquettes DOS (j’ai reconnu la forme d ‘écriture de mon enfance sur mon écran beige).

De mon côté, j’ai compris pourquoi y’a autant de mauvais conducteurs sur les routes!  Hey, j’ai jamais pri de cours, jamais ouvert le code de la route que j’ai emprunté à je sais pus qui il y a 10 ans, j’ai jamais conduis de ma vie…  et les seules réponses que j’ai raté, c’est des affaires que vous savez peut-être même pas vous même tellement tout le monde s’en fout.

Moi je dis que si le ministère de l’éducation et la SAAQ inversait les difficultés de leurs examens, le taux de décrochage serait moins bas et on serait en sécurité sur a rue.  C’est le monde à l’envers!

Parlant de monde à l’envers, mon potte Marcus, qui avait pas eu de nouvelles de son père depuis 1 an, lui annonce lors d’un souper qu’il est de retour sur les bancs de l’école, en ébénisterie.  V’la ti pas l’Pepi  qui lui fait une crise du genre : « Quessé qu’tu criss en ébénisterie!  T’é musicien Marc-André, MU-SI-CIEN!  Tu vas avoir l’air fin là si tu t’coupes un doigt!  On s’en fout qu’ ya d’la job là d’dans, ta place c’est en MUSI-QUE.»

En 2 k, tout ça pour dire que oui, à presque 30 ans, j’vas apprendre à conduire… en plein hiver…dans neige… à Montréal.  Je serai bientôt une vraie femme!

La dernière fois que j’ai touché à un volant de char… j’avais genre 16 ans.  Mon père essayait de me faire conduire sur ma rue du 450.  Au stop, incapable de repartir, pèse sua clotch sans arrêt (fouillez moi pourquoi…), le char en arrière fini par se tanner et me dépasse, et c’est là que j’fini par trouver comment repartir, mais trop vite fack je lui fonce dans l’c**.  Ma chum sur la banquette arrière hurlait… «on va tous mourriiiiiiir!!  L’aissez moi sortir!!!  J’veux marcher!!!!».  Cet été c’est ma fille qui criait de même quand j’me suis essayé avec le 6 roues à grand-pôpô.

J’pense que j’vais suivre les vaillants conseils de mon collègue Oleg pis j’vas prendre mes prêts et bourses pour me payer un vrai cours.  Soyez compréhensif la prochaine fois que vous verrez un char «élève au volant»…  il se peut que ce soit moi!  À moins que dans mes 3 lecteurs, y’en ait un qui se porterait volontaire…?

Sexe écolo

16 novembre 2009 1 commentaire

Préalablement publié sur Bang Bang Blog

À Tout le monde en parle, Guy A. a demandé comme question qui tue à Steven Guilbault si on devait éteindre les lumières quand on baise pour économiser l’énergie.

J’ai pas pu m’empêcher de penser à mon ex, écolo dans l’tapis, qui était juste incapable de baiser dans douche… parce qui pensait au gaspillage d’eau…

Avec du recul, c’est le genre de chose qu’on peut trouver drôle… ça m’a même inspiré tout plein d’idées pour être aussi vert dans notre intimité qu’en public.

Donc évidemment, fini les capottes.  C’est pas recyclable, ni compostable.  Pis je suis sûre que ça doit créer des tas de bouchons problématiques en quelques part dans nos égouts (pensez au pauvre «dude» qui est pogné pour déboucher le tout…).  Sans parler de l’énergie que ça prend pour les fabriquer, les transporter, et le suremballage ciré qui vaut rien sur le marché du papier récupéré… et du manuel d’instruction de 8 pages que si vraiment faut que tu lises ça pour savoir comment ça marche, té aussi ben de te rhabiller au plus vite  avant de faire un fou de toi.

Ton amoureux (ou généralement euse) vient de t’acheter un beau dildo en verre soufflé, pièce unique d’un artisan du coin qu’elle a payé 375$ (ben quoi, on est pas payé 5cennes de l’heure ici!!), donc pus question d’utiliser celui en pvc à 28$ fait en Chine, non recyclabe.  Pourquoi ne pas le donner sur Freecycle.org au lieu de le jeter!!  Les plus cheap pourront toujours le vendre sur ebay… personnellement je trouve que c’est du trouble vu la valeur du dit item…

What else…  ah oui!!  Les p’tites culottes mangeables, tous les jours, pour tout le monde!  Selon mes calculs scientifiques, une famille moyenne moyennement nantie (donc avec de bonnes réserves de bobettes ordinaires) économiserait ainsi une bonne cinquantaine de brassées moyenne à eau chaude par année!  Multipliez ça par le nombre de familles à travers le monde pis ça fait euh…  beaucoup beaucoup d’eau!

Bon, y’en avait d’autres, mais là j’ai oublié.  Anéwé, en mi-fin de session, j’ai comme un peu d’autres choses à faire, mais gênez-vous pas pour me faire part de vos idées a vous!!  Promis, je vous citerai quand c’est moi qui serai à TLMP pour parler d’environnement!

PS:  hors sujet mais tant qu’à aller faire des excuses aussi peu crédibles et bafouillées,  Claude Dubois aurait mieux fait de rester chez eux pis se faire oublier un p’tit boutte…  mon opnion…

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